Un grand banquet normand permet de découvrir le renouveau culinaire d’une région au terroir exceptionnel qui frise l’autonomie alimentaire. Un nouvel élan porté par une nouvelle génération de producteurs, d’éleveurs et de chefs soucieux de s’inscrire dans le local et dans un avenir durable sans jamais oublier le goût.
La Normandie est connue dans le monde entier pour le plus célèbre des fromages : son camembert, qu’aujourd’hui on se plait à rôtir. C’est une entrée phare de la nouvelle cuisine normande. Longtemps qualifiée de bourgeoise avec des plats emblématiques comme la sole à la normande ou le canard au sang qui ont fait le tour de la planète, la cuisine normande est passée de mode au tournant du siècle comme nombre de cuisines régionales. Mais tel un phœnix, la voilà qui renait avec éclat.
La nouvelle cuisine normande trouve son ancrage dans un terroir exceptionnel, la région frise l’autonomie alimentaire. Avec ses 600 kilomètres de côtes, son bocage, ses élevages qui ont su maintenir en nombre les races locales d’animaux, tout peut être cuisiné avec les ressources locales. Les laitages, les fromages, la viande, les boissons et les desserts à base de pommes sont des marqueurs forts mais désormais on cultive aussi du curcuma, du gingembre, du poivre. La région est la première productrice d’huitres, la championne toute catégorie de la pêche des bulots et des coquilles Saint-Jacques.
Ce documentaire propose de se mettre à table pour un grand banquet où de jeunes chefs inventent une bistronomie rurale arrimée au terroir et au territoire. Ils puisent dans les traditions comme la teurgoule ou le poulet façon vallée d’Auge et s’en affranchissent pour revisiter le boudin percheron ou la tradition de viande rôtie dans la Manche. Ils privilégient les meilleures pratiques et luttent contre le gaspillage pour faire vivre l’économie locale et préserver l’avenir environnemental du territoire. Ce voyage culinaire permet aussi au consommateur de savoir comment choisir son poisson, sa crème ou son cidre car les pratiques ne sont pas toujours vertueuses.
Du hareng pommes à l’huile en entrée au douillon en guise de dessert, la nouvelle jeunesse de la cuisine normande ne fait pas mentir le normand Guy de Maupassant qui écrivait : « de toutes les passions, la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise ».
52 min
Un film de
Mériem Lay
Production
Eclectic
Unité des documentaires
Antonio Grigolini
Renaud Allilaire
Xavier Gubert
Disponible sur![]()