Communiqué de presse du 31/03/2026

Elles deux

Avec Sylvie Testud et Meriem Serbah
Dès le jeudi 9 avril sur france.tv et le mercredi 22 avril à 21.10 sur France 2
Cinéma

Résumé 

Deux femmes, la cinquantaine. Tout les oppose : leur condition sociale, leur vécu, leur origine.

Malgré leurs différences, elles vont s'allier pour un même projet intime et viscéral : obtenir la garde de leur petit-fils à son retour d'un camp de prisonniers djihadistes.

Deux femmes, un enfant. Trois destins liés indéfectiblement.

 

Avec Sylvie Testud (Sandrine), Meriem Serbah (Hasna), Kassim Lemaitre (Hicham), Adel Bencherif (Samir)...
 


Une fiction multi-récompensée : 

Le Premier Festival CreaTVty : demandez le programme !

 

Sylvie Testud et Meriem Serbah ont remporté conjointement le Prix de la Meilleure interprétation féminine aux Festival CreaTVty 2024 à Sète et au Festival de Luchon 2025.

 

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Léa Castel et Yoan Chirescu ont reçu le Prix de la Meilleure Musique au Festival de Luchon 2025. 

 

 

Notes d'intention de la productrice

Le départ des jeunes Français pour aller rejoindre Daesh est une question qui m’a beaucoup interpellée ces dernières années. Au-delà de la sidération, face à un choix qui semble incompréhensible, leur décision me renvoyait à ma condition de mère et de citoyenne. Quelle société, quel avenir, quelles valeurs proposons-nous à nos adolescents pour que certains aient envie de les détruire avec une telle sauvagerie ?

La parution en 2019 de l’enquête de Mathieu Delahousse, La chambre des coupables, sur les procès de ces jeunes djihadistes à leur retour de Syrie, nous a semblé un point de départ intéressant, avec Sylvain Saada, pour en adapter une fiction qui donnerait une place aux familles et aux proches de ces combattants. Mais un écueil du projet nous est apparu rapidement : comment rendre compréhensible le parcours des djihadistes, expliquer leur engagement et leurs actions… sans les justifier, sans les dédouaner de leur responsabilité personnelle dans l’horreur des crimes commis par Daesh ?

Nous avons mis le projet de côté, en attendant de trouver une autre approche, et Sylvain est revenu deux ans plus tard avec la bonne idée de parler des djihadistes sous l’angle des victimes collatérales au sein de leur famille en France : leurs parents et leurs propres enfants, qui n’ont rien demandé, mais qui se retrouvent également à payer lourdement le prix de leurs choix.

Le film raconte comment deux jeunes grands-mères vont se battre pour récupérer leur petit-fils de 10 ans, né à Raqqa et qui n’a connu de la vie que la guerre ou l’enfermement dans un camp de réfugiés. Cet enfant et ces femmes qui partagent d’abord la douleur, la peur et la honte. 

Douleur d’être séparé de ses parents, douleur de la mort d’un fils, douleur de la haine de sa fille…

Peur de "l’autre" pour chacune de ces femmes, qui voit en elle l’artisan de son malheur et du départ en Syrie, peur de l’inconnu pour cet enfant, brutalement plongé dans un monde dont il ignore tout et qui heurte ses jeunes certitudes…

Honte d’être du mauvais côté, de ceux qui ont fait les mauvais choix, d’en être éventuellement responsable ou d’en porter les stigmates à tout jamais… 

Mais ce projet repose aussi et surtout sur la vitalité de ce petit garçon, dont l’arrivée va tout bousculer. 

A cause d’Hicham, ces deux femmes vont être obligées de s’unir et de faire front commun malgré leurs différences, ce qui ne manquera pas de drôlerie… 

Grâce à Hicham, va naître en elles deux un amour bouleversant, parfois difficile mais au final enrichissant.

Avec Hicham, qui n’est pas « une bombe à retardement », elles deux vont retrouver vitalité et espoir. 

Pour développer son sujet original, Sylvain Saada a souhaité co-écrire avec une scénariste. Je lui ai présenté Eve de Castro, avec qui j’ai également souvent collaboré. Ils ont ensemble écrit ce scénario touchant et profond. 

France Télévisions nous a accompagné dès le départ dans ce travail délicat d’adapter en fiction un fait de société douloureux, dans une période violente. 

Pour donner corps au projet, j’ai fait appel à Renaud Bertrand, avec qui j’ai collaboré autrefois sur ses premiers films, et que je retrouve aujourd’hui avec confiance et bonheur. 

Mathilde Muffang

Note d'intention du réalisateur

J’aimerais qu’Elles Deux soit un film d’impressions, de sensations plutôt que de leçons.
Avant tout, l’intention n’est pas d’apporter des réponses simplistes à un fait de société complexe, mais de poser des questions, d’inviter à s’en poser.
La question du retour des enfants de terroristes français de Daesh, d’un point de vue juridique, est claire : il n’existe aucune raison pour que ces enfants français, récupérés dans les camps, ne soient pas rapatriés. Pas plus que, dans la mesure où leurs familles ont été reconnues par les services de l’Etat comme n’ayant rien à voir avec l’islamisme radical, ils ne leur soient pas confiés, ou au moins, qu’on les reconnecte avec elles.
A l’annonce des premiers rapatriements, ma réaction a été un rejet viscéral et honteux à l’égard de ces enfants objectivement innocents. Je n’ai pas aimé ressentir cela, mais j’avoue l’avoir ressenti. A partir de là, j’ai lu, j’ai creusé. En découvrant des reportages sur le sujet, la raison a plus ou moins repris le dessus, mais rien n’était pas réglé en profondeur. Revenaient les éternelles questions sur l'acte sacrificiel nécessaire, ou pas, à la préservation du Groupe. Encore pollué par la violence des manifestations de l’intégrisme religieux sous toutes ses formes, je n’en sortais pas. Un jour, je suis tombé sur un documentaire sur le sujet, beau, fort, digne et j’ai pu voir, même floutés le visage de ces enfants. J’ai vu leur vie dans les camps, l’enfer d’où ils venaient, et malgré toute cette horreur déjà vécue, leur désir de vie, de connaître autre chose. J’ai vu le visage de leurs grands-parents, pour la plupart étrangers aux questions de fanatisme religieux, qui n’ont rien vu venir, qui pour certains ont perdu leur fils ou leur fille, qui s’accrochent à vouloir récupérer leurs petits-enfants, pour réparer ce lien tellement rompu avec leurs enfants, au point qu’ils ont rejoint
Daesh.
Au-delà du discours percutant, investi, des avocats, ce qui m’a fait franchir le pas, dépasser ma peur enfouie, ce sont les impressions, les sensations, les petits moments de vie, les silences des grands-parents, la banalité de leur souffrance, les sourires étranges des enfants qu’on devine malgré l’image floutée. Au-delà de l’incompréhension, j’ai ressenti ce désir absurde d’aventure et d’absolu qu’avaient dû éprouver les parents de ces enfants, perdus dans un quotidien morose.
Bien que, si loin de leur histoire, le fait de me sentir si proche de toutes ces personnes de chair m’a fait avancer dans mes questionnements. Viscéralement, et plus seulement intellectuellement.
C’est toute l’ambition que je mets dans la réalisation de ce film.
Si on croit à ces femmes, à leurs névroses, à leurs certitudes bancales et dangereuses, si on croit à leur imperfection, à leur banalité, à leur vulnérabilité enfouie qui se libère peu à peu, si on vit tout cela avec elles et lui, l’enfant, on croira à leur histoire. On ressentira en profondeur des questions d’être humain, de citoyen en pleine conscience, et non prisonnier de ses peurs.
Ce que j’ai apprécié dans le scénario, c’est qu’il laisse le champ à faire exister ces personnages dans leur subtilité et leur complexité. Il y a ce qu’ils disent, il y aura ce que leurs silences raconteront, ce que leurs regards exprimeront.
Comme dans tous mes films et séries, je porterai une attention particulière à la forme, à la direction artistique, afin de nous plonger avec le plus d’évidence possible dans les impressions, les émotions.


Renaud BERTRAND

Meriem SERBAH K.LEMAITRE

Sylvie TESTUD K.LEMAITRE

K.LEMAITRE

90 min

Scénario
Eve de Castro
Sylvain Saada

Réalisation
Renaud Bertrand

Productrice
Mathilde Muffang

Production 
La Boîte à Images

Musique originale 
Léa Castel
Yoan Chirescu 

Direction de la fiction française 
de France Télévisions 
Anne Holmes
Emmanuel Garcia
Carole Le Berre
Fabienne Langlois

France Télévisions
Sabine Safar-Barouh
Contacts relations presse nationales et internationales - Blurrybird Agency
Christophe Kerambrun, Sophie Blanzaco