Chaque seconde dans le monde, quatre enfants naissent. Pour certaines mères, ce moment est synonyme de joie, pour d'autres de parcours du combattant ou d'instant le plus risqué de leur vie. Et dans bien des cas, une sage-femme accompagne ce premier instant.
Dans Si j’étais sage-femme, la journaliste et mère de deux enfants Sidonie Bonnec part en immersion dans un métier essentiel, exercé sur quatre continents, en France, au Sénégal, au Guatemala et au Népal, pour comprendre ce que la naissance révèle de nos sociétés.
D’un pays à l’autre, les contextes varient radicalement : hôpitaux saturés, villages isolés, traditions ancestrales ou systèmes de santé en construction. Les moyens changent, les pratiques aussi. Mais une même réalité demeure : les mêmes peurs, les mêmes urgences, les mêmes émotions au moment d’accueillir la vie.
Ce documentaire inédit suit celles qui prennent soin de ce moment décisif : des héroïnes du quotidien, souvent invisibles mais indispensables. À travers un récit incarné, Sidonie Bonnec donne à voir un métier au cœur de l’intime et du vital.
À Lille, elle partage le quotidien de Jessica dans l’une des plus grandes maternités françaises, entre grossesses à risque et demandes d’accouchements physiologiques.
Au Sénégal, elle accompagne Oumy jusqu’aux villages reculés de Casamance, où certaines femmes doivent parcourir des heures de piste pour accoucher dans des conditions sécurisées.
Au Guatemala, elle plonge dans l’univers fascinant des accoucheuses traditionnelles mayas, les comadronas, entre cérémonies du feu, médecine traditionnelle et urgences obstétricales.
Au Népal, elle rencontre Suma, une étudiante de 23 ans, qui veut révolutionner la naissance dans son pays et devenir la première sage-femme de son village.
Au fil des accouchements et des rencontres, Sidonie Bonnec découvre des femmes qui sauvent des vies dans l’ombre, souvent au prix de sacrifices immenses.
Car derrière chaque naissance se joue encore une question de survie : chaque année, près de 300 000 femmes meurent en accouchant et 4,5 millions d’enfants dans le monde n’atteignent pas leur cinquième anniversaire.
Un voyage sensible et spectaculaire au cœur de ce moment universel : la naissance.
Sidonie Bonnec :
« La rencontre avec ces sages-femmes aux quatre coins du monde m’a profondément bouleversée et transformée. Parce que malgré la diversité de nos cultures, une proximité immédiate nous a unies, parce que j’ai découvert des femmes qui consacrent chaque seconde de leur existence aux autres, aux mères, aux bébés à naître.
Ce sont des femmes de terrain, des aventurières du quotidien, qui avancent souvent au prix de grands sacrifices. Elles parcourent des kilomètres, affrontent le manque de moyens, la fatigue et parfois le danger, pour accompagner ce moment fragile, universel qu’est la naissance.
Leur vocation est éblouissante et je suis heureuse aujourd’hui de vous raconter leur histoire. »
Najat Vallaud-Belkacem, auteure :
« Une tranche de vie universelle vécue au même moment dans quatre contextes et cultures totalement différents. Il est question ici de ce qui nous rend si semblables au fond : notre commune humanité. Un antidote aux fractures du monde. »
Loraine Canayer, réalisatrice :
« Avec Si j’étais sage-femme, j’ai voulu raconter la naissance à hauteur de celles qui l’accompagnent chaque jour, au plus près des femmes et des familles. Non pas à travers les discours d’experts, mais depuis les salles d’accouchement, les pistes, les villages et les maternités.
Le film suit des femmes qui tiennent parfois seules la frontière entre la vie et la mort. Des héroïnes discrètes qui, par leurs gestes, leur écoute et leur engagement, révèlent aussi ce qu’une société dit des femmes au moment de donner la vie. »
Si j’étais sage-femme
Sur une idée originale de
Najat Vallaud-Belkacem
Avec
Sidonie Bonnec
Réalisation
Loraine Canayer
Production
Babel Doc
Together Média
Disponible sur![]()