KAZADOK
Shatta une génération,deux notes: le reflet d'une jeunesse
Mercredi 17 juin 2026 à 20h25
Shatta, une génération deux notes: le reflet d'une jeunesse
Ce mercredi 17 juin à 20h25, dans ce numéro de KAZADOK immersion au cœur d’un phénomène musical qui fait viber la Guyane, toute la caraïbe et bien au-delà : le SHATTA. Né en Martinique il y a une quinzaine d'années, ce style musical s'est imposé comme l'un des genres les plus populaires de sa génération. Derrière ses rythmes entraînants et ses basses puissantes, le Shatta raconte aussi une jeunesse, ses aspirations, ses contradictions et son besoin de liberté.
Comment cette musique née dans les quartiers populaires martiniquais est-elle devenue un phénomène international ?
Que révèle-t-elle des évolutions culturelles et sociales de la jeunesse de nos régions ?
Et pourquoi suscite-t-elle autant de fascination que de critiques ?
Pour en parler en plateau Marc-Philippe Coumba reçoit :
-Cédric Simoneau, producteur, rédacteur en chef de Set Up News
-Et PSK, Beatmaker, producteur et père du Shatta.
Documentaire à l'affiche : Shatta,une génération,deux notes
Résumé :
Dans les années 1990, le dancehall accompagne la montée de la violence en Martinique. Les artistes racontent la rue, ses dérives et exhortent la jeunesse à s'en éloigner. Au début des années 2010, de jeunes Martiniquais se réapproprient ce style avec une connotation plus festive. Le shatta est né.
Genre musical le plus en vogue dans toute la Caraïbe et au-delà, on l'appelle d'abord « deux notes », en référence à ses mélodies simples mais ultra-efficaces. Porté par de puissantes lignes de basse et des paroles entêtantes, souvent crues, il dit le besoin de légèreté d'une jeunesse aux prises avec des problématiques persistantes. Mais, derrière cette apparente frivolité, le shatta s'inscrit dans la critique sociétale, comme son ancêtre le dancehall, véritable miroir des contradictions d'une île et de l'hédonisme d'une jeunesse qui rêve de réussite matérielle et d'autonomie politique.