Malgré son jeune âge, Santu a déjà vécu deux vies. Celle d’un enfant heureux, élevé en banlieue parisienne, entouré par des parents aimants et protecteurs, coupé de la partie violente de ses origines corses, puis celle d’un gamin traumatisé par le meurtre de son grand-père et le long coma de son père. De cette césure sont nés le traumatisme et la colère qui ont irrigué toute l’âme de Santu. Après une préadolescence chaotique, Santu est devenu un jeune voyou ajaccien bien “monta sega “ (M’as-tu vu) qui en fait voir de toutes les couleurs à sa mère et déteste son beau-père, Dumé. Non seulement, Dumé a pris la place de son père, mais en plus c’est un Lucciani, et les Lucciani sont depuis toujours les ennemis de la famille Natali. Le jeune homme a trouvé en Marc Tramoni, son oncle, une figure paternelle de substitution. Le mafieux se sert de cette haine sourde qui brûle chez son neveu, pour l’utiliser dans ses trafics et son projet de détrôner la figure dominante du milieu, Charles Lucciani. En effet, Santu est convaincu, tout comme sa tante Serena, que Charles est le meurtrier de son grand-père. En découvrant que son père n’a pas réellement l’intention de venger la famille, il s’apprête à faire la vendetta lui-même. En danger de mort, il va pousser son père à plonger, contre toutes ses convictions, dans la violence. À travers cette odyssée, le père et le fils se retrouveront.