La nomination
Artou, premier film immersif d'Abderrahmane Sissako, a été sélectionné pour participer à Venice Immersive, un événement organisé à la 83e Mostra de Venise, prévu du 2 au 12 septembre. Cette sélection permettra aux visiteurs sur place de découvrir le film en avant-première. C'est une immense fierté pour France Télévisions d'accompagner ce film, que le groupe co-produit, à Venise avant sa sortie officielle en octobre 2026.
Cette nouvelle coproduction de france.tv immersif est une œuvre résolument originale. Elle vous transporte à travers un voyage initiatique d'une fratrie, au cœur de la Mauritanie.
Concrètement, de quoi s'agit-il ?
> Artou est le premier film immersif 360° d'Abderrahmane Sissako
Après le décès de leur père en Europe, une fratrie de trois sœurs et trois frères exauce la volonté du patriarche : celle d’être enterré à côté de son père, dans son sommeil éternel, dans son village natal en Mauritanie. Réalisé par Abderrahmane Sissako, premier réalisateur africain à obtenir le César du meilleur réalisateur pour Timbuktu en 2015, et conté par Omar Sy, ce film VR retrace donc le parcours initiatique d'une famille endeuillée, jusqu'aux racines de leur arbre généalogique.
Écrit et réalisé par Abderrahmane Sissako
Une production KOROKORO en co-production avec FRANCE TELEVISIONS — a_BAHN — DUNE VISION — Avec le soutien du FILM COMMITTEE AT MEDIA CITY QATAR -la participation du CENTRE NATIONAL DU CINEMA ET DE L’IMAGE ANIMEE (CNC) et le soutien du FILM FUND Luxembourg - Ventes internationales DIVERSION © 2026 Korokoro • France Télévisions • Dune Vision • a_Bahn
Quelques mots d'Abderrahmane Sissako
« Le projet Artou est né d’un désir. Celui d’être présent au moment où apparaît une nouvelle forme de cinéma, et d’y prendre part avec mon propre regard. Je n’avais pas envie de faire un film immersif parce que la technologie existait ; j’avais envie de comprendre ce que ce nouveau langage pouvait raconter, et d’y apporter une voix venue d’un territoire où cette forme d’expression n’existe pas encore.
Entrer dans l’immersion, c’était comme monter dans un train déjà en marche. Non pas pour suivre un mouvement, mais pour y inscrire une sensibilité, une histoire, une manière de regarder le monde.
En parallèle, une autre expérience s’est imposée à moi. J’ai accompagné le deuil d’un proche, sans que ce soit le mien. Longtemps, je ne me suis pas senti légitime pour raconter cette histoire. Puis j’ai compris qu’il ne s’agissait pas de raconter une disparition, mais un voyage. Le voyage qui attend chacun d’entre nous.
C’est là qu’est né Artou. »
- Abderrahmane Sissako, réalisateur