Présentation
Apprendre le violon pour apprendre la vie. C’est la philosophie lumineuse de Rachel Routier, professeure passionnée qui transmet bien plus qu’un savoir musical à ses jeunes élèves.
Dans l’intimité de sa classe, elle engage les enfants et leurs parents dans un apprentissage délicat et exigeant, où la musique est un langage qui nous lie et nous fait grandir.
Le temps d’une année, nous suivons cette professeure et ses jeunes élèves dans une aventure pédagogique iconoclaste et joyeuse, racontée dans un film intense et sensible.
Note d'intention de Julie Bertuccelli, réalisatrice
"J’ai rencontré et côtoyée Rachel car elle enseigne le violon à ma fille, depuis de nombreuses années. J’ai découvert une professeure exceptionnelle : sa personnalité, son enthousiasme, sa pédagogie imagée et concrète, sa manière d’être encourageante, drôle, son implication dans son métier, sa finesse psychologique… Ses cours sont tout autant des leçons de vie que des leçons de musique. Et, même si elle est très exigeante et pousse les enfants à travailler avec rigueur, on sent que son but premier n’est pas d’en faire des virtuoses, que son approche n’est pas élitiste, et qu’il s’agit surtout de les faire grandir, chacun, à travers la musique. Grâce à elle, j’ai découvert la pédagogie Suzuki, sur laquelle elle s’appuie, qui alterne cours particuliers et cours collectifs et encourage les enfants à débuter l’apprentissage d’un instrument très tôt, dès 3 ou 4 ans, en considérant que la musique s’apprend comme une langue maternelle, d’abord par imitation et avant même de savoir lire et écrire. Cette pédagogie, qui implique fortement les parents, permet aussi de créer un triangle relationnel fort entre parents, enfants et professeurs, qui aide les enfants à grandir. J’ai moi-même pratiqué le violoncelle pendant de longues années et je sais à quel point l’apprentissage de la musique est à la fois difficile, épanouissant et enrichissant. Avec le temps, l’idée de lui consacrer un film s’est imposée".
Biographie
Née en 1968, après des études de philosophie, Julie Bertuccelli devient, pendant une dizaine d’années, assistante à la réalisation sur de nombreux longs-métrages, téléfilms et courts-métrages.
À la suite d’une initiation à la réalisation documentaire en 1993 aux Ateliers Varan, elle réalise une quinzaine de documentaires pour Arte, France 3 et France 5.
Son premier long-métrage de fiction tourné en Géorgie, Depuis qu’Otar est parti… (2002), a été couronné par une vingtaine de prix en France et à l’étranger, dont le Grand Prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes 2003 et le César de la meilleure première œuvre 2004.
Son deuxième long-métrage de fiction, L’Arbre (2010), est en sélection officielle au festival de Cannes et nominé aux César.
Son documentaire La Cour de Babel, sorti en salles en 2014, a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et nommé aux César et sacré Meilleur documentaire des Trophées francophones du cinéma. En 2016, son documentaire Dernières nouvelles du cosmos, sorti en salles, a reçu de nombreux prix, dont le Grand Prix du FIFA à Montréal, et a été nominé aux César.
Son dernier long-métrage de fiction, La dernière folie de Claire Darling, avec Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, est sorti en salles en 2019.
En 2022, son documentaire "Jane Campion, la Femme Cinéma" est présenté au Festival de Cannes en sélection officielle (Cannes Classics) et diffusé sur ARTE. Ses documentaires, « L’Odyssée des enfants d’Ulis », et « Le Village de Madeleine », ont été diffusé sur France TV.
Elle préside la Cinémathèque du Documentaire qu’elle a initiée après avoir été la première femme Présidente de la SCAM et co-présidente de l’ARP en 2016 et de la SRF en 2025-26. Elle a co-dirigé le Département Réalisation à la Fémis de 2020 à 2024.