Dossier de presse du 20/10/2026

Verdun : 300 jours, 300 nuits

À l’occasion du 110e anniversaire de la bataille de Verdun en 2026
Dès le 6 novembre sur france.tv et mercredi 11 novembre à 21.10 sur France 3

Tous les personnages du récit ont réellement existé. Leurs paroles sont restituées à partir de leurs écrits et témoignages authentiques.  Avec le soutien historique et scientifique du Mémorial de Verdun ce film contient des séquences créées à l’aide de l’intelligence artificielle.

Verdun : 300 jours, 300 nuits

Le film documentaire Verdun : 300 jours, 300 nuits, réalisé par Mickaël Gamrasni

Résumé 

1916. Pendant 300 jours et 300 nuits, plus d’un million de Français venus de toutes les régions de France et des colonies convergent à Verdun, un rempart stratégique pour combattre les troupes allemandes qui occupent une partie du pays. Pour la première fois, dans un même élan, la France des “petits pays” entre en lutte pour sauver la nation toute entière. Verdun est bien plus qu’une bataille militaire, c’est à la fois un lieu et un moment fondateur inscrit dans la mémoire de toutes les familles, où est né un sentiment nouveau, celui d’appartenir à la République. Le film, raconté par Benoit Magimel, s’appuie sur des témoignages rares et inédits de soldats et de civils de l’arrière, portés par la voix de comédiens, et sur un dispositif innovant d’effets visuels immersifs au cœur du champ de bataille. Le film est réalisé avec le soutien historique et scientifique du Mémorial de Verdun.

à 21.10 > Épisode 1 : LA FOURNAISE 

à 21.55 > Épisode 2 : « ON LES AURA »

Ce programme sera suivi par La fleur au fusil, dont vous trouverez le communiqué de presse ici. 
 


 

Un regard nouveau au coeur de la bataille de Verdun

De l’arrière aux tranchées, durant 300 jours et 300 nuits, du 21 février au 18 décembre 1916, ce sont 10 à 15 millions de lettres qui se sont échangées en France. Ces courriers, ces carnets de guerre mais aussi les livres de témoignages écrits après la bataille sont autant de récits intimes et personnels incarnés dans ce film documentaire.

Les combattants

KM

Henri Laporte Jeune cheminot picard entré dans la vie active dès l'âge de 16 ans, il a tout juste 20 ans au déclenchement du conflit. Incorporé au 151ᵉ régiment d'infanterie, il découvre le front de Verdun au cours des combats de février 1916 (au fort de Souville, à Froideterre et dans le ravin de Douaumont). Son témoignage, écrit au jour le jour dans des carnets manuscrits, illustre la stupeur et la confrontation brutale de ces jeunes recrues au baptême du feu.

« C’est un miracle qu'il reste, encore vivants, des êtres humains sous ce déluge de feu d'enfer. » 

(Laporte, Henri, Journal d’un Poilu, Paris, Mille et Une Nuits, 1998).

Charles Delvert Professeur d'histoire à Paris, âgé de 36 ans en 1916, il est mobilisé comme lieutenant puis promu capitaine au 101ᵉ régiment d'infanterie. À la tête de sa compagnie, il retrace minutieusement, dans son journal écrit au jour le jour, le quotidien tragique des Poilus, de la Champagne jusqu'à la défense héroïque du fort de Vaux en juin 1916.

« Nous partirons demain pour Verdun. La musique, cet après-midi, nous a joué Benvenuto Cellini et Lakmé. Étrange, ce rappel de vie raffinée et heureuse dans la misère où nous sommes. Nous chantons jusqu'à 23 heures. C'est ainsi qu'il faut se préparer à la bataille. » 

(Delvert, Charles, Histoire d'une compagnie (Main de Massiges, Verdun, Novembre 1915-Juin 1916), Berger-Levrault, 1918)

René Carton Originaire de Valenciennes, il vit l'invasion et l'exode à l'âge de 18 ans, avant d'être affecté au 147ᵉ régiment d'infanterie. Présent à Verdun dès avril 1915, son récit, écrit durant la bataille et reconstitué après la guerre, dépeint la désolation des villes pilonnées, le désarroi des populations civiles et le péril des corvées de ravitaillement.

« Verdun est déserte. Pas une âme. Les rues résonnent du fracas des obus et de l'écroulement des maisons. Quelques groupes promènent leur cortège lamentable, en laissant flotter derrière eux un relent de panique et de déroute. »

(Carton, René, Mémoires de la Grande Guerre 1914-1918, carnet de guerre inédit issu de la Grande Collecte de 2016).

Charles Hanin Né à Hussein-Dey près d'Alger, Charles Hanin, 22 ans, est incorporé au sein des régiments de Zouaves. Arraché à sa terre natale, il découvre la France à travers l'obscurité et le chaos du « ravin de la Mort », incarnant le sacrifice des soldats venus d'Afrique du Nord.

« Je ne connais pas le pays, je suis perdu. Depuis combien de temps marchons-nous ? Deux heures peut-être. J’interroge des gens qui dans la nuit semblent se hâter vers l’arrière. Où sommes-nous ? Dans le ravin de la Mort, me répond-on. J’avance cependant mais brusquement le sol manque sous mes pieds. Le boyau commence ici. » 

(Hanin, Charles, Souvenirs d’un officier de zouaves, Bernard Giovangelli, issu de ses carnets de guerre édités pour la première fois en 1919).

Paul-André Roy Élève architecte à l'École des Beaux-Arts de Paris et originaire du Jura, il est sous-lieutenant au 101ᵉ régiment d'infanterie. Commandant la section du génie au fort de Vaux, il subit le siège dramatique de l'ouvrage sous les tirs de lance-flammes et la privation d'eau, avant d'être capturé lors de la reddition du 7 juin 1916. Il en fera le récit après-guerre dans ses mémoires.

« Les dernières heures se passent à boucler les courroies sur l’équipement massif : le barda des armes, les cartouchières remplies de ce terrible poids qui nous arrache le ventre, des grenades partout où l’on peut en accrocher, le masque à gaz, la toile de tente, le couvre-pieds, trois musettes truffées de vivres et de provisions, deux bidons, le vin, l’eau… Tout ça tient sur un seul homme et se déplace sur une seule paire de jambes. » 

(Roy, Paul-André, Avec les honneurs de la guerre, Souvenir du fort de Vaux, Payot, 1938).

Louis Maufrais Médecin militaire originaire de Bretagne, le docteur Louis Maufrais opère dans les postes de secours et les ambulances de première ligne. Son témoignage, écrit après les combats, offre un compte rendu poignant de la médecine de guerre, de l'engorgement des postes de soins et des souffrances physiques endurées par les soldats sous les bombardements, à Verdun, puis dans la Somme.

« Toute la journée, nous restons profondément remués par le spectacle d’une telle sauvagerie, par ce destin qui aurait pu être le nôtre. Les images m’obsèdent. Je n’oublierai jamais. Les corps entassés, cadavres et blessés pêle-mêle, le manque d’eau, l’odeur de sang, d’urine et de merde, les mouches agglutinées… » 

(Maufrais, Louis, J’étais médecin dans les tranchées, Laffont, 2008).

L'abbé Charles Thellier de Poncheville Prêtre né à Valenciennes, il s'engage comme aumônier brancardier à la 28ᵉ division d'infanterie. Présent à Verdun de février 1916 à janvier 1917, il assiste les infirmiers dans le brancardage au milieu du chaos boueux, tout en apportant le soutien spirituel aux mourants. Son témoignage, écrit au jour le jour, a été édité en 1919.

« Le panorama perd ses dernières apparences heureuses. Ce n’est pas de la terre, c’est du chaos, qui s’effondre. Les bois sont anéantis par l’infernal bombardement. Les arbres broyés, fracassés. Le sol a été tellement trituré en tous sens par les obus, tellement saturé de pluie, qu’il en est devenu spongieux, gluant comme du beurre fondu. » 

(Thellier de Poncheville, Charles, Dix mois à Verdun, De Gigord, 1919).

Werner Beumelburg (Allemand) Engagé volontaire dans l'armée allemande en 1916 à l'âge de 16 ans, il restitue l'âpreté des affrontements et l'intensité symbolique que représentait la maîtrise des hauteurs de Verdun pour les troupes allemandes, dans un récit édité pour la première fois en 1923.

« Tout disparaît dans ce tourbillon. Un enchevêtrement de fer, de feu, de fumée, de bruit, de cruauté et de mort. » 

(Beumelburg, Werner, Douaumont, 25 février-25 octobre 1916, Payot, 1932).

Les Françaises de l’arrière 

© KM

Marcelle Capy Journaliste et écrivaine féministe et pacifiste, Marcelle Capy sillonne la France dès la mobilisation de 1914. Ses reportages témoignent du désarroi des populations déplacées, du départ des hommes et du rôle crucial joué par les femmes dans l'effort de guerre. 

« On était optimiste. On comptait sur un mois de guerre. Mais quand le tocsin retentit à tous les clochers de France, annonçant la mobilisation. Les villes et les campagnes se vidaient… Ce fut la tempête des douleurs et des révoltes, les chants d'enthousiasme et les sanglots mêlés au fracas des trains qui bondissaient au long des rails. »

(Capy, Marcelle, Une voix de femme dans la mêlée, Éditions Ollendorff, 1916).

Julie Résal Issue de la haute bourgeoisie, elle voit ses quatre fils être mobilisés sur le front (dont l'un est tué dès septembre 1914). Depuis Bordeaux et Paris, elle s'investit dans l'accueil des réfugiés et le soin aux blessés, tout en entretenant une correspondance constante (2474 lettres) avec ses trois fils envoyés au front, pour maintenir le lien familial.

« Trois jours se sont écoulés, trois jours pendant lesquels vous vous êtes probablement battus. Nous ne cessons de penser à toi et te demandons de nous écrire encore, même si ce n’est que quelques mots... » (Résal, Julie, 2474 lettres numérisées et accessibles sur la Plateforme 14-18 : https://www.plateforme1418.com/personnages/julie-resal).

 

Marcelle Lerouge Âgée de 15 ans en 1916 et résidant à Bois-Colombes, elle consigne dans son journal intime la vie quotidienne de l'arrière : l'attente des nouvelles du front, les rumeurs, l'impact des récits des combattants en permission et l'angoisse permanente éprouvée par la jeunesse.

« Mon oncle Maurice a échappé cent fois à la mort. Il nous a raconté la mort de son colonel, tué près de lui… Ce qui était le plus terrible, c’était de vivre dans les tranchées avec les cadavres, d’entendre les blessés et de ne pouvoir les secourir. »

(Lerouge, Marcelle, Journal d’une adolescente dans la guerre, Hachette, 2004).

Note d'intention du réalisateur Mickaël Gamrasni

110 ans après, nous avons voulu faire revivre la bataille comme jamais elle ne l’avait été dans un documentaire. 



1916. La Première Guerre mondiale s’enlise dans la boue et le sang depuis deux ans. La France est exsangue. Dans ses 10 départements du Nord et de l’Est, dévastés par les combats, 2 millions de civils français vivent sous occupation allemande. Avec l’aide des Britanniques, l’armée cherche sans relâche à rompre les lignes allemandes en Champagne et en Artois, au prix de violents échecs. Le long d’un front de 700 km qui s’étire de la mer du Nord à la frontière suisse, Allemands et Français sont enterrés face à face… Un million de soldats alliés sont déjà morts depuis le début de la guerre.

1916 est l’année des grands bouleversements planétaires. L’arrivée des premiers chars britanniques, de la Grande révolte arabe, l’année de l’aviation, de la guerre maritime et sous-marine, de l’utilisation massive des gaz et des obus par centaines de millions, et des corps-à-corps infernaux dans les tranchées.

Mais c’est avant tout l’année de Verdun. Jamais une bataille n'avait été autant le symbole de l’aveuglement des états-majors, pour qui la mesure du coût humain et matériel se résume à faire payer un prix encore plus élevé à l’ennemi. Jamais ils n’ont déclenché autant de démesure sur un si petit terrain d’affrontement : à peine 200 km², ravagés au point de n’être plus qu’une nécropole mouvante remplie des corps de soldats.

Verdun devient le point de passage obligé de la quasi-totalité des divisions françaises, montées en première ligne les unes après les autres : une expérience de guerre partagée à si grande échelle qu’elle a façonné la mémoire de tout un peuple.

Verdun est la bataille qui a marqué la France, le moment fondateur où notre nation s’est trouvée unie dans l’épreuve, par-delà les régions, les langues, les religions et les origines. L’événement qui a cristallisé le sentiment d’appartenance et de solidarité entre les Français, changé en un vaste élan collectif, une fraternité d’armes, au nom de la défense d’un pays.

Jusqu’à faire de Verdun notre « victoire » la plus symbolique.

110 ans après, nous avons voulu faire revivre la bataille comme jamais elle ne l’avait été dans un documentaire, grâce à une révolution visuelle : l’intelligence artificielle générative.

Avec elle, nous avons voulu abolir la distance qui nous sépare de 1916, par une création audiovisuelle d’un nouveau genre, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, où réel et spectaculaire se conjuguent, archives colorisées et effets spéciaux jusque-là réservés au septième art.

Aussi, chaque plan de ce film a été choisi, pensé, composé avec minutie, chaque séquence a été construite pour faire surgir du passé non seulement les événements, mais aussi les émotions, les peurs et les espoirs de ceux qui les ont traversés. Tout en maintenant constante la rigueur historique, sous la supervision du Mémorial de Verdun.  

Tout a été conçu pour placer le spectateur dans l’intimité des hommes et des femmes qui ont vécu la bataille de Verdun, au travers de témoignages bouleversants et authentiques, souvent écrits sur le vif, auxquels nous avons rendu le souffle, le rythme, et l’interprétation par une direction d’acteurs qui donne à ces paroles une intensité singulière. Ces voix, dont celle de Benoît Magimel, notre narrateur, ne commentent pas l’Histoire, mais nous la font vivre de l’intérieur.

Au cœur même de cette bataille — la plus mémorable de toute notre histoire.

Note des producteurs - Catherine Alvaresse et Patrice Gellé

C’est ce que nous racontons dans ce film : ce moment de bascule.

 

1916. Pendant 300 jours, pendant 300 nuits, plus d’un million de Français, venus de toutes les régions de France, convergent à Verdun. 

Verdun est ainsi bien plus qu’un affrontement militaire, c’est à la fois un lieu et un moment fondateur. Un moment unique, encore inscrit dans la mémoire de toutes les familles de France et d’outre-mer, parce qu’y est né un sentiment nouveau, celui d’appartenir à la République. 

C’est ce que nous racontons dans ce film : ce moment de bascule.

Quand Verdun, petit territoire d’à peine 200 km ², devient toute la France. Une France en miniature, où les fils de la IIIe République, venus de tous les coins de l’Hexagone et des colonies, expérimentent pour la première fois un sentiment d’appartenance nationale.

Le citadin et le paysan. L'aristocrate et l'ouvrier. L'instituteur et le curé. Le républicain et le monarchiste. Toutes les conditions, toutes les opinions, toutes les religions étaient là.

Et toutes les régions, des Bretons aux fantassins marocains, tirailleurs sénégalais, algériens et tunisiens, ou encore soldats de Madagascar et d’Indochine.

Sans oublier celles et ceux de l'arrière. Les femmes d'agriculteurs, les infirmières, les marraines de guerre, et toutes les filles, les sœurs, les mères, les épouses, les fils et les frères.

Avec ce film, nous allons vivre ces 300 jours et ces 300 nuits de l’intérieur, de manière immersive, audacieuse et profondément humaine.

En s’appuyant sur un minutieux travail de collecte de témoignages du champ de bataille et de Français.es de l’arrière, réunis par le réalisateur Mickaël Gamrasni et l’historien du Mémorial de Verdun Nicolas Czubak, conseiller historique du film. Ces récits, notamment révélés lors de la Grande collecte nationale de 2016, incarnent pleinement les enjeux à l’œuvre dans les fondations de la République.

En proposant à l’acteur Benoît Magimel d’incarner la narration avec puissance, et à des comédien.ne.s de faire entendre les voix de celles et ceux qui ont fait Verdun.

Le film réunit également un large panel d’archives de 1916, issues de tous les grands fonds historiques - de l’ECPAD à Gaumont Pathé Archives, de British Pathé et du Bundesarchiv.

Il propose une identité visuelle forte, grâce notamment à des scènes de reconstitution des moments-clés de la bataille, supervisées par le studio graphique Mac Guff et réalisées avec le soutien historique et scientifique du Mémorial de Verdun. Ces séquences immersives, en caméra embarquée, révèlent Verdun à hauteur d’hommes, au cœur des tirs d’obus, des fumées toxiques et des corps-à-corps dans les boyaux.

Au ras du sol, la guerre se révèle dans chaque interstice, chaque motte de terre, chaque ombre, chaque couloir sombre.

À travers ce dispositif exceptionnel, le documentaire fait office de pont entre passé et présent — il rappelle que Verdun n’est pas un souvenir figé, mais une blessure encore visible, une émotion intacte.

Et plus encore alors que nous commémorerons les 110 ans de la bataille en 2026, notre film propose de relire Verdun à l’aune d’aujourd’hui. 

Car c’est une autre guerre qui lui fait écho au cœur de l’Europe, en Ukraine. Une même guerre défensive, une guerre de position, contre l’invasion russe. Une guerre qui dure, qui s’enlise depuis plus de quatre ans et envoie au combat des pères, des fils, des maris, des cousins avec à l’arrière un pays tout entier mobilisé contre l’envahisseur.

Si l’histoire, science du changement, balbutie plus qu’elle ne se répète, comme le disait Marc Bloch « Sans se pencher sur le présent, il est impossible de comprendre le passé ».


 

Un dispositif d'effets visuels numériques innovants - par Philippe Sonrier, Directeur créatif Mac Guff

Notre implication en tant que studio graphique sur cet ambitieux projet a été le fruit d’une longue collaboration avec le Mémorial de Verdun.

 

 

Car ce film porte en lui la promesse d’une nouvelle étape dans la façon de raconter un événement historique lointain qui remonte à 1916, grâce à l’appropriation éclairée et réfléchie des outils d’IA, en complément des méthodes classiques d’effets visuels.

Comment raconter la bataille de Verdun, avec un point de vue visuel nouveau, qui laisse place à l’humain et qui donne à voir la réalité du champ de bataille ? Comment rendre vivante une histoire ancienne qui paraît, pour beaucoup, très lointaine ? Comment transmettre cette histoire au plus grand nombre, et notamment à la jeune génération ?

C’est tout l’enjeu des effets visuels du film qui sont au cœur du dispositif narratif. Pour captiver le public, notamment le jeune public, et répondre aux enjeux artistiques, le documentaire s’appuie sur une identité visuelle forte, originale, qui accompagne une réalisation ambitieuse. Cette ambition nous rappelle celles de deux documentaires pionniers pour lesquels nous avions réalisé les effets visuels : « L’Odyssée de l’espèce » en 2003 et « The Gatekeepers » en 2012. Les nouvelles technologies utilisées, tout juste matures à l’époque, étaient au service d’une vision audacieuse et créativement forte et exigeante.

Avec ce film « Verdun - 300 jours, 300 nuits », l’objectif du réalisateur est d’atteindre un hyperréalisme immersif inédit à l’écran, tout en respectant strictement la cohérence historique, esthétique et matérielle de la bataille de Verdun.

Le parti pris est clair : les effets visuels incarnent avant tout la parole directe des témoins, ils viennent renforcer la compréhension spatiale du champ de bataille et révéler ce qui n’a jamais été filmé et qui n’existe pas en archives de 1916.

Plusieurs familles de VFX ont ainsi été développées dans ce sens.

DES ANIMATIONS PHOTOGRAPHIQUES : l’action figée dans le temps se prolonge de façon réaliste et maîtrisée. Par un « effet couture », un scan parcourt la profondeur de photographies prises en 1916 sur le vif des combats et les analyse, permettant de comprendre immédiatement qu’il s’agit d’une image IA en mouvement. Cela crée un effet reconnaissable par le public, sans pour autant altérer le récit. 

DES RECONSTITUTIONS DE COMBATS HYPERRÉALISTES : elles font vivre l’intensité du théâtre de guerre de jour et de nuit avec des silhouettes et des soldats en action. Pour être au plus près des combats, ces scènes de bataille subjectives avec une caméra « embedded » nous immergent sur les théâtres de guerre comme si on y était, pour ressentir, avec justesse et sans effets surjoués, le champ de vision des soldats dans des moments de fuite, de saturation, de déséquilibre, de flous. Grâce à ces scènes, nous sommes avec ces soldats qui portent l’effort de guerre dans leur chair.

DES POINTS DE VUE TOP SHOTS :  des plans-séquence aériens donnent l’amplitude des combats au sol.

DES CARTES DU CHAMP DE BATAILLE : nous nous sommes appuyés sur les données topographiques de l’IGN réalisées sur le champ de bataille. Le documentaire s’appuie ainsi sur des cartes réelles qui offrent une grande précision de terrain. Elles permettent de visualiser le site de Verdun, les forts de Douaumont et de Vaux, l’évolution des positions des Français et des Allemands. 

Ce rendu hyperréaliste s’inscrit dans la démarche globale du film qui s’appuie en permanence sur le réel, avec un ancrage permanent dans la réalité historique et géographique. 


Verdun : 300 jours, 300 nuits

Documentaire
2x45 minutes inédits

Ecrit et réalisé par
Mickaël Gamrasni

Raconté par
Benoît Magimel 

Conseiller historique
Nicolas Czubak– Historien du Mémorial de Verdun

Musique originale 
Charlie Nguyen Kim

Effets visuels numériques Mac Guff
Philippe Sonrier et Jean-Marc Simonnet

Produit par
Catherine Alvaresse
Patrice Gellé

Une production
KM

Avec la participation
De France Télévisions,
Du Centre National du Cinéma et de l'Image Animée

Avec le soutien 
Du Mémorial de Verdun,
Du Ministère des Armées et des Anciens combattants - SGA-DMCA,
De la Fondation des plus grands invalides de guerre et
Du Département de la Meuse
Distribution internationale France TV Distribution
Année 2026

Communication KM
Emmanuelle Cohen
Marion Pantel


Direction éditoriale des Savoirs de France Télévisions
Antonio Grigolini
Emmanuel Migeot
Louis Castro


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 © france.tv

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Sylvie Syren