Un documentaire Itinéraires aussi bouleversant qu'engagé.
À travers le regard de Laurence, qui perd son jeune fils dans un accident absurde, de Jade et de sa famille dont l’existence a été bouleversée, et de Virginie, dont la vie pleine de promesses est devenue un combat quotidien face au handicap, le documentaire nous confronte à cet instant où tout s’arrête — et à la douleur infinie qui s’ensuit.
Entre alcool, vitesse, inattention et fatalité, SORTIE DE ROUTE interroge ce que signifie survivre : vivre avec la culpabilité, porter les séquelles et apprendre à exister à nouveau lorsque l’irréparable s’est produit.
Mais au-delà du drame, c’est aussi un récit de résilience et d’humanité : des familles qui se reconstruisent, des victimes qui réapprennent à se connaître et qui, malgré tout, trouvent la force d’avancer.
SORTIE DE ROUTE est un appel silencieux à la responsabilité, un hommage aux vies brisées, et un rappel poignant que chaque seconde sur la route compte.
Jérôme Roumagne : « La sécurité routière commence par nos propres choix »
Avec Sortie de route, Jérôme Roumagne signe un documentaire aussi bouleversant qu’engagé. Marqué dès son adolescence par un drame, le réalisateur donne la parole à des victimes pour provoquer une prise de conscience collective et rappeler que, face aux accidents, chacun a un rôle à jouer.
Ton documentaire Sortie de route est très fort émotionnellement. À quel moment t’es-tu dit que tu devais absolument raconter ces histoires ?
Quand j’étais au collège, une de mes camarades a perdu la vie dans un accident de la route. Cet événement m’a profondément marqué. Et malheureusement, en Calédonie, nous connaissons tous quelqu’un qui a été touché de près ou de loin. Voir chaque semaine des articles évoquant des accidents, parfois mortels, m’a donné envie d’aborder ce sujet à ma manière, pour sensibiliser les Calédoniens à mon échelle.
Au fil de mes recherches, j’ai aussi eu le sentiment que certains responsables politiques en charge de la prévention routière avaient baissé les bras, mettant ce sujet de côté. Cela a renforcé ma volonté de réaliser ce film et d’essayer de faire bouger les choses. Il faut absolument se remobiliser, regarder ce que font nos voisins et agir. Le temps n’est plus aux paroles mais aux actes, car ce sont les enfants du pays qui meurent sur les routes.
Comment as-tu choisi les témoins que l’on découvre dans le film ? Qu’est-ce qui a guidé ces choix ?
Nous avons lancé un appel à témoins auquel une cinquantaine de personnes ont répondu. Derrière chaque message, une histoire bouleversante. Il a pourtant fallu faire des choix, car nous ne pouvions pas toutes les raconter.
J’ai souhaité mettre en lumière des parcours incarnant différentes conséquences des accidents de la route : la perte d’un enfant, le handicap, les séquelles irréversibles. Des destins brisés, des vies à reconstruire. Laurence nous a profondément touchés par sa dignité et sa résilience face à la perte de son fils. Virginie, devenue handicapée, porte le poids d’un geste qui semblait anodin : ne pas attacher sa ceinture, tout en montrant que la vie continue malgré tout. Et puis il y a Jade et sa famille, frappées au mauvais endroit au mauvais moment, avec un destin brutalement bouleversé.
C’est donc avec le cœur, et avec la volonté de représenter la diversité des conséquences possibles, que j’ai fait ces choix.
Au-delà de l’émotion, quel message aimerais-tu que les Calédoniens retiennent en regardant ce documentaire ?
J’espère que ce documentaire permettra de prendre conscience que la vie ne tient qu’à un fil. Même si certains responsables semblent avoir baissé les bras face à l’ampleur du problème, nous ne devons pas renoncer.
Le changement ne dépend pas uniquement des décisions venues d’en haut : il commence par chacun d’entre nous. Il n’est pas nécessaire d’attendre une loi pour attacher sa ceinture, ni un décret pour décider de ne pas prendre le volant après avoir bu.
C’est ensemble que nous pourrons faire évoluer les mentalités. Et cela commence par nos propres choix, au quotidien, sur la route.
Mardi 28 avril, 20 heures, en TV, sur le site www.la1ere.nc et france.tv
AUTEUR & RÉALISATEUR : Jérôme Roumagne
PRODUIT PAR : Cédric Jean-Baptiste
UNE COPRODUCTION : Studio4x4 et Maydia production
AVEC LA PARTICIPATION DE Nouvelle-Calédonie La 1ère
AVEC LE SOUTIEN :
du FSAC NC
et du CNC
Année de production : 2025
VO : Française
Support : HD
Durée : 52 minutes