Communiqué de presse
Documentaire

Nos terres inconnues

En Aveyron avec Jeanfi Janssens
Documentaires et magazines
90 min

Pour ce nouveau voyage dans Nos terres inconnues, Samuel Ostiguy prend le volant du van, direction l’Aveyron ! Le cousin québécois embarque avec lui un « gars du Nord », l’humoriste Jeanfi Janssens. Des contreforts de l’Aubrac aux falaises des Grands Causses, Samuel et son invité vont vivre un road trip joyeux et sensible, à la rencontre de femmes et d’hommes passionnés, qui cultivent l’interdépendance et sèment les graines d’une autre façon d’habiter le monde.

Samuel Ostiguy retrouve Jeanfi Janssens à Saint-Côme-d’Olt, un petit village du nord de l’Aveyron. Son invité ne sait rien de ce qui l’attend…

Avant de remplir les salles des théâtres, Jeanfi a été steward pendant vingt ans. C’est dans les airs qu’il se découvre la passion de faire rire les voyageurs. Alors, à 40 ans, il troque les avions pour la scène. Il est repéré par Laurent Ruquier, qui le fait participer aux Grosses Têtes sur RTL… Sa carrière est lancée. On connaît son accent chti et ses blagues ; moins sa sensibilité à fleur de peau. Comment les parcours de nos héros résonneront-ils avec son histoire ?

L’Aveyron est un de nos plus vastes départements. « Chaque virage dessine un nouveau visage », dit Samuel… Une campagne vivante et fière, où les habitants entendent faire résonner leurs voix.

Samuel et Jeanfi partageront le quotidien de Marie, Anne-Gaëlle et Mickaël, pour qui vivre à plusieurs le travail d’une ferme est une évidence. Si possible en évitant les clichés : les « mamans chèvres », comme se définissent Marie et Anne-Gaëlle, sont aux manettes, les hommes à l’intendance. À quelques kilomètres de là, Anne et ses fils, Vincent, Pierre-Marin et Samuel, trouvent aussi dans le collectif un élan pour créer : au décès du père, tandis qu’Anne devait reprendre seule leur ferme, ses garçons ont imaginé recycler la laine des brebis pour en faire de l’engrais.

S’engager pour une idée et lui donner corps au quotidien : un fil conducteur du périple de Samuel et Jeanfi. Ils rencontreront les lumineux Hélène et Michel ; selon ces deux amoureux, il manquait un intermédiaire entre le vélo et la voiture pour se déplacer sans polluer… alors ils l’ont inventé !

L’histoire d’Hélène et Michel raconte les liens qui se tissent entre les enracinés de longue date et les néo-ruraux, entre ceux qui partent et ceux qui restent. Comme leur amie Caroline, une trentenaire qui a repris le bar de son village à la suite de ses parents. Elle en a fait le repère et le pouls du village.

Plus au sud, Manu aussi crée du lien, entre la nature grandiose des Grands Causses et des étudiants en médecine venus faire leur internat sur le territoire. Moniteur de sports, il leur propose chaque semaine une activité, une respiration pour rompre l’isolement des études et découvrir le département… À leurs côtés, Jeanfi et Samuel vont vivre une aventure haute en couleurs !

Le road trip de Jeanfi et Samuel dessine une cartographie d’une terre où les possibles se conjuguent au collectif. Créer, transmettre, se réinventer : il s’invente ici des mondes pour demain.
 

Nos terres inconnues porte les mêmes valeurs que sa grande sœur, Rendez-vous en terre inconnue : le partage, l’émotion, la bienveillance et le grand spectacle de la nature.

 

Interview de Jeanfi Janssens et Samuel Ostiguy

Entre confidences, défis physiques et fous rires, le duo raconte ce périple chaleureux au cœur d'une ruralité vibrante et solidaire.

Anciennement steward, vous avez parcouru la planète. Que représente le voyage pour vous aujourd'hui ?
Jeanfi Janssens : Rien ne me prédestinait à devenir steward, c'est le hasard de la vie. Mais dès que je l'ai été, j'ai voulu découvrir le monde entier. Paradoxalement, je connais mieux le monde que la France ! Mes semaines s'articulaient entre Rio et Bangkok ; il y avait un côté décalé et clandestin dans cette vie que j'appréciais. Mes yeux ont vu en vingt ans ce que beaucoup ne verront jamais, et je me considère comme très privilégié.

Comment avez-vous vécu ces rencontres en terre aveyronnaise ?
Jeanfi Janssens : Ce furent des rencontres assez troublantes. Étant moi-même le produit d'une reconversion professionnelle, je me suis retrouvé face à des gens qui avaient fait le même choix. Ce sont des personnes qui portent de vrais leitmotivs et qui cherchent le bonheur à travers plus de simplicité. Cela m'a beaucoup touché.

J'ai aussi été très étonné par la richesse du tissu social. Venant du Nord, une région davantage paralysée et désertique, où moins de choses se passent dans les villages le soir, j'ai vu en Aveyron un véritable dynamisme, des bars aux cercles d'habitants. Il y a une réelle communication intergénérationnelle ; les jeunes et les aînés se parlent, c'est incroyable ! Avec Sam qui découvrait aussi la région, c'était un mélange très cosmopolite entre un Canadien, un Ch'ti et des Aveyronnais.

Vous comparez souvent l'Aveyron à votre Nord natal. Pensez-vous que cette émission puisse redonner de l'optimisme aux régions plus éteintes ?
Jeanfi Janssens : Absolument. Le Nord a été très touché par l'effondrement du bassin industriel, mais l'émission montre que la ruralité et le tissu associatif peuvent maintenir un lien social qui a tendance à disparaître. Dans mon village natal, les gens s'isolent rapidement, alors que cela tient parfois à peu de choses.

En Aveyron, la présence d'un simple bar m'a ramené trente ans en arrière, à l'époque où le village de mes parents avait encore son boucher, son boulanger et son café. L'émission prouve qu'un retour vers la proximité est encore possible aujourd'hui avec un peu de bonne volonté, des mairies conciliantes et le retour des marchés de village.

Samuel, qu'est-ce qui vous a le plus marqué chez Jeanfi et au contact des habitants ?
Samuel Ostiguy : C'était un privilège de partir avec Jeanfi, qui a l'habitude des métropoles et des avions, et de le voir dire oui à une aventure comme celle-ci. Je vais d'ailleurs reprendre une phrase qu'il m'a dite et que je réutilise toutes les semaines désormais : « L'aventure est parfois au coin de la rue. » Aller au coin de la rue et prendre le temps de rencontrer les gens chez eux demande aussi beaucoup de courage et de vulnérabilité de leur part.

Nous étions avec des gens dans l'action, qui ont décidé de prendre leur vie en main. Ce qui frappe, c'est l'initiative, l'innovation, sous ce mantra : « J'ai envie de contribuer au monde dans lequel je veux vivre, alors j'apporte ma pierre à l'édifice. » Le tout se déroule sur fond de paysages grandioses. On a bien mangé, on a bien rigolé, et Jeanfi s'est révélé être un véritable aventurier !

En conclusion, le bonheur est-il en Aveyron ?
Jeanfi Janssens : Le bonheur est avec Sam, peu importe l'endroit du monde ! (Rires)

Plus sérieusement, j'y ai découvert des paysages à couper le souffle, une nature luxuriante et de vastes étendues sauvages qui m'ont parfois rappelé la Californie ou le Grand Canyon. C'était assez euphorisant. J'y retournerai à coup sûr pour les vacances !

Propos recueillis par Maé Savouré

90 min

Avec
Samuel Ostiguy 

Production
Adenium TV France
France Télévisions

Un film écrit par
Frédéric Lopez
Lisa Delahais
Julien Mas 

Réalisation
David Perrier

Producteur exécutif
Laurent Baujard

Produit par
Frédéric Lopez 
 

Unité documentaires de France Télévisions 
Antonio Grigolini
Amandine Picault
Benoît Raio de San Lazaro

2026