Dossier de presse du 13/10/2026
Le Centre d'études alexandrines s’est associé à La Fondation Dassault Systèmes

Le phare d'Alexandrie
Les derniers secrets

Le projet PHAROS :
le phare d'Alexandrie révélé grâce aux jumeaux numériques
Jeudi 5 novembre à 21.05 sur France 5 et sur france.tv

Le projet Pharos : 
Le phare d'Alexandrie révélé grâce aux jumeaux numériques

La restitution architecturale du Phare ne pouvait reposer sur les seules données archéologiques. En effet, le site sous-marin ne représente que 10% de la construction originelle, laissant subsister de vastes lacunes.

Face à ce déficit documentaire, une équipe pluridisciplinaire composée de  scientifiques, archéologues et chercheurs, s’est réunie afin de percer les derniers secrets du célèbre phare. Tous réunis dans le cadre du projet Pharos mis en place par GEDEON, ce dernier a ouvert une enquête scientifique visant à recenser l’ensemble des sources décrivant le monument. L’investigation s’est appuyée sur la riche iconographie antique (notamment monnaies, lampes en terre cuite, mosaïques et verres historiés) et sur les sources textuelles, en particulier une documentation médiévale de langue arabe qui décrit, avec une précision remarquable, l’architecture du Phare.

Face à ce déficit documentaire, une équipe pluridisciplinaire réunie dans le cadre du projet Pharos (https://pharos.cealex.org/) a engagé une enquête scientifique visant à recenser l’ensemble des sources décrivant le monument. L’investigation s’est appuyée sur la riche iconographie antique (notamment monnaies, lampes en terre cuite, mosaïques et verres historiés) et sur les sources textuelles, en particulier une documentation médiévale de langue arabe qui décrit, avec une précision remarquable, l’architecture du Phare.

Désormais, chaque donnée – qu’elle soit matérielle ou documentaire – devient un indice pour reconstituer, pièce par pièce, la septième merveille du monde.

Le défi majeur de cette enquête est de comprendre comment fut construite la structure de 103 mètres qui, pendant 16 siècles, est restée la figure de proue d’Alexandrie.
Pour y répondre, le CEAlex s’est associé à La Fondation Dassault Systèmes. La scientifique du CNRS, Isabelle Hairy, et les ingénieurs volontaires de la fondation ont uni leurs expertises afin de relever un défi inédit : recréer le jumeau numérique du légendaire phare d’Alexandrie.
Concrètement, les équipes croisent et analysent l’ensemble des données disponibles. Chaque information devient un indice intégré dans un modèle 3D digital, et chaque hypothèse est testée jusqu’à aboutir à une reconstruction complète, établie et consolidée par la confrontation des résultats.
Ce modèle numérique sert aussi à valider la résistance mécanique du phare et de sa structure face aux contraintes énormes imposées notamment par les séismes ou encore les tsunamis. Des tests ont permis de comprendre la bonne tenue du phare à travers 16 siècles.
C'est grâce au téléport conçu par Dassault Systèmes, qui offre un espace immersif pour collaborer dans des représentations numériques et plonger physiquement dans une maquette virtuelle à taille réelle, l’architecte-archéologue et les ingénieurs confrontent leurs analyses. Ils explorent les volumes du monument et affinent la restitution, étape après étape.
L’apport de la 3D permet ainsi de tester scientifiquement chaque choix architectural. Pour la première fois, une image validée de l’édifice se dessine, offrant une lecture renouvelée du Phare d’Alexandrie.


Une architecture restituée

La reconstitution met notamment en évidence :
•    À l’extérieur : une chaussée montante s’appuyant sur 16 arches ; une porte d’entrée monumentale culminant à 13 mètres de haut, et un ensemble structuré en trois volumes distincts, dimensionnés entre eux suivant des proportions harmoniques, posés sur un socle solide.
•    À l’intérieur : une structure interne labyrinthique comprenant 67 pièces réparties sur 9 niveaux, desservies par une rampe où pouvaient se croiser deux cavaliers ; une seconde circulation par les pièces en enfilade, rendue possible grâce à des escaliers disposés sur un second plan ; une structure fondée sur la superposition d’arcades et de grandes pièces voûtées, révélant une modernité d’ingénierie insoupçonnée.
Une reconstitution validée qui éclaire l’histoire du monument.
Pour la première fois, une reconstitution scientifiquement validée du phare et de son implantation permet de mieux comprendre le rôle du monument : il apparaît comme un repère monumental majeur dans l'histoire d'Alexandrie et de la Méditerranée orientale - exceptionnel par sa hauteur, mais aussi par la sophistication architecturale et technique qu'il incarnait pour l'Antiquité.
 



« Le Phare d’Alexandrie était un chef-d’œuvre d’ingénierie civile. C’est cette prouesse technique qui a conduit La Fondation Dassault Systèmes à s’engager dans ce projet. Le jumeau numérique et les simulations 3D conçu par Isabelle Hairy et nos ingénieurs engagés en mécénat de compétence ont permis de mettre à l’épreuve les hypothèses de construction et de mieux comprendre comment le monument a pu résister à 18 tremblements de terre.» 

Thibault de Tersant, Président de la Fondation Dassault Systèmes

 

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France Télévisions
Sylvie Syren