Martinique
La Trinité
Phare de la Caravelle
Situé à La Trinité, le Phare de la Caravelle veille sur la côte Atlantique de la Martinique et sur la mystérieuse baie du Trésor, berceau de légendes de pirates et de trésors engloutis. Construit entre 1860 et 1861, sous Napoléon III, il se dresse au bout de la presqu’île de La Caravelle, au cœur d’une réserve naturelle du Parc Naturel Régional de la Martinique. Édifié au sommet d’un pic basaltique, il culmine à 162,55 mètres au-dessus de la mer, ce qui en fait le phare le plus haut phare de France malgré sa taille modeste. Il se présente sous la forme d'une petite tourelle carrée en pierre et moellon peinte en rouge brique supportant une lanterne blanche. Outil de signalisation maritime toujours en activité doté d’une portée de 22,5 milles nautiques soit 42 kilomètres, il est automatisé depuis 1970. Inscrit aux Monuments historiques en 2013, le Phare de la Caravelle est le plus ancien phare de l’île. Placé sous l'autorité de la Direction de la Mer, il ouvre ses portes au public pour les Journées européennes du patrimoine, lors de visites guidées. L’occasion d’explorer l’intérieur du bâtiment puis de gravir les marches jusqu’au sommet pour admirer le panorama exceptionnel qu’offre ce monument emblématique de la Martinique sur la presqu’île et l’océan.
Martinique
Saint-Pierre
Co-Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption
Nichée dans le quartier du Mouillage, à Saint-Pierre, la Co-Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption constitue un élément majeur du patrimoine religieux et historique martiniquais. L’origine de l’édifice remonte au XVIIème siècle, avec l’installation d’une première chapelle. Rapidement agrandie, elle devient une église paroissiale fréquentée par les habitants comme par les marins. Dès ses débuts, le bâtiment connaît un destin mouvementé : détruit une première fois, en 1667, lors d’un bombardement anglais de la rade, il est reconstruit quelques années plus tard, amorçant une longue série de transformations. Mais c’est la catastrophe du 8 mai 1902, lors de l’éruption de la montagne Pelée, qui marque durablement son histoire. Comme l’ensemble de la ville, l’église devenue cathédrale en 1851 est presque entièrement détruite. Seuls quelques éléments, notamment une partie de la façade, subsistent. Reconstruite à partir de 1923, elle conserve certains vestiges anciens, mêlés à une architecture plus moderne. Inscrite aux Monuments historiques depuis 1995, elle porte le titre de “co-cathédrale” car la Martinique fait partie des rares diocèses à posséder deux cathédrales : la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France et la co-cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Pierre. Une campagne de restauration d’envergure débute en 2013 pour reconstruire sa façade à l’identique de celle de 1902 et réduire sa vulnérabilité sismique. Symbole fort de mémoire collective et de résilience des Pierrotins, la Co-Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption rouvre au culte et au public en 2024.